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  • ING Direct France : histoire d’un pionnier de la banque en ligne

    ING Direct France : histoire d’un pionnier de la banque en ligne

    ING Direct a longtemps symbolisé la banque en ligne en France. La marque néerlandaise a séduit des centaines de milliers de clients avec une promesse simple : gérer son argent à distance, sans agence, avec des frais réduits et une épargne facile d’accès.

    1. ING Direct France : un lancement très visible en 2000

    ING Direct arrive en France au printemps 2000. À l’époque, la banque en ligne est encore un marché naissant. Les grandes banques françaises restent dominées par les agences, les rendez-vous en face-à-face et les relevés papier.

    La filiale française du groupe néerlandais ING est créée ex nihilo en août 1999, avec une implantation à Fontenay-sous-Bois. Selon Le Monde, le budget de lancement atteignait 100 millions d’euros, avec un objectif de 40 000 clients et 3 milliards de francs de dépôts à fin 2000. :contentReference[oaicite:1]{index=1}

    Le produit d’appel est le Livret Épargne Orange. Il se veut simple, lisible et accessible sans changer de banque principale. Le client peut ouvrir un compte d’épargne à distance, y déposer son argent, puis le récupérer quand il le souhaite. Cette approche paraît banale aujourd’hui. Elle l’était beaucoup moins au début des années 2000.

    ING Direct ne vend pas seulement un livret. La banque vend une nouvelle façon d’utiliser les services financiers : moins d’agence, plus de téléphone, puis davantage d’internet. Le positionnement est clair : devenir une seconde banque, surtout pour l’épargne.

    2. Le Livret Épargne Orange, produit emblématique de la marque

    Le succès initial d’ING Direct repose largement sur son livret. En juin 2000, Le Monde indiquait que la filiale française avait déjà ouvert 11 000 comptes et collecté 1 milliard de francs sur son Livret Épargne Orange depuis mars. Le taux annoncé à l’époque était de 4,50 % brut. :contentReference[oaicite:2]{index=2}

    Ce livret a plusieurs avantages marketing. Il est simple à comprendre, sans frais d’entrée, et il ne demande pas au client de quitter sa banque principale. ING Direct contourne ainsi l’un des freins majeurs au changement de banque : la peur de devoir transférer tous ses prélèvements, revenus et moyens de paiement.

    Cette logique a marqué durablement le marché français. Beaucoup de clients ont commencé leur relation avec les banques en ligne par un produit d’épargne, avant d’envisager un compte courant. Le réflexe est encore visible aujourd’hui : certains utilisateurs gardent leur banque historique pour le quotidien et ouvrent une banque en ligne pour optimiser les frais, l’épargne ou les placements.

    Pour comparer les offres actuelles d’épargne, vous pouvez consulter la rubrique épargne. Le contexte a changé, mais la question reste proche : quel produit est simple, liquide, lisible et adapté à votre horizon ?

    3. De la seconde banque au compte courant

    Pendant ses premières années, ING Direct n’est pas d’abord perçue comme une banque principale. Elle est surtout associée à l’épargne. C’est un point important pour comprendre son histoire : la marque est connue, mais elle ne remplace pas immédiatement le compte courant traditionnel.

    Le marché évolue progressivement. Les Français s’habituent à consulter leurs comptes en ligne, à faire des virements depuis un ordinateur, puis depuis un smartphone. Les banques de réseau développent elles aussi leurs espaces clients. La banque à distance devient moins inquiétante.

    ING Direct élargit alors son offre. La marque lance notamment un compte courant en France en 2009, selon plusieurs chronologies sectorielles. Cette étape est stratégique : pour devenir une vraie banque du quotidien, il ne suffit plus de proposer un livret. Il faut offrir une carte bancaire, des virements, des prélèvements, un RIB, un service client et des outils de gestion.

    La concurrence devient aussi plus forte. BoursoBank, alors connue sous le nom de Boursorama Banque, accélère sur le compte courant. Fortuneo développe aussi son offre bancaire. Les banques traditionnelles comme Société Générale, BNP Paribas ou Crédit Agricole doivent défendre leur relation client face à des acteurs moins chers et plus digitaux.

    4. Une marque forte, mais un modèle difficile à rentabiliser

    ING Direct a fortement contribué à faire connaître la banque en ligne en France. Mais la notoriété ne suffit pas toujours à assurer la rentabilité. Le modèle repose sur plusieurs conditions : attirer beaucoup de clients, les faire utiliser les services au quotidien, vendre plusieurs produits et maîtriser les coûts.

    Or, beaucoup de banques en ligne ont longtemps servi de banque secondaire. Le client y ouvre un livret, une carte ou un compte pour voyager, mais conserve son salaire, son crédit immobilier ou ses placements principaux ailleurs. Ce comportement limite les revenus par client.

    La gratuité, souvent utilisée comme argument commercial, crée aussi une contrainte. Une carte gratuite, des frais réduits et un service client disponible doivent être financés par d’autres revenus : encours d’épargne, assurance vie, bourse, crédit, commissions d’interchange ou offres payantes.

    Ce sujet dépasse ING Direct. Il concerne tout le secteur de la banque en ligne. Aujourd’hui encore, les banques digitales doivent prouver qu’elles peuvent convertir des clients nombreux en clients rentables. Pour un panorama plus large du marché, vous pouvez consulter le comparatif des banques.

    5. 2019 : ING Direct devient ING

    En 2019, la marque ING Direct disparaît progressivement au profit du nom ING. Ce changement s’inscrit dans une logique de simplification de marque. Le groupe conserve son identité internationale et abandonne le terme “Direct”, devenu moins différenciant.

    Au début des années 2000, “Direct” signalait une rupture : pas d’agence, relation à distance, fonctionnement plus simple. Vingt ans plus tard, presque toutes les banques proposent une application mobile, des virements en ligne et des relevés numériques. Le mot a perdu une partie de sa force.

    Ce changement de nom ne modifie pas à lui seul la situation concurrentielle. Le marché français est devenu plus dense. Les banques en ligne historiques se battent avec les néobanques, les banques traditionnelles digitalisées et les fintechs spécialisées.

    Pour ING, la question devient alors plus stratégique : faut-il continuer à investir dans la banque de détail en France, ou concentrer les moyens sur d’autres marchés et sur la banque de financement ?

    6. 2021-2022 : ING quitte la banque de détail en France

    Le tournant intervient en 2021. ING annonce en juin une revue stratégique de ses activités de banque de détail en France. Le 20 décembre 2021, le groupe confirme son retrait du marché français des particuliers. ING précise alors que ses activités de banque de financement et d’investissement en France seront maintenues. :contentReference[oaicite:3]{index=3}

    Cette décision marque la fin d’une époque. ING ne disparaît pas totalement de France, mais la banque en ligne destinée aux particuliers cesse progressivement son activité. Selon Reuters, cité par Challenges, environ 460 employés étaient concernés par le plan social lié à cette sortie. :contentReference[oaicite:4]{index=4}

    Pour les clients, le sujet principal devient pratique : que vont devenir les comptes courants, cartes, livrets, contrats d’assurance vie, comptes-titres ou crédits ? Le retrait ne peut pas se faire en un jour. Il faut organiser une transition, informer les clients et proposer des solutions de remplacement.

    La fin d’ING Direct en France ne signifie pas l’échec de la banque en ligne. Elle montre plutôt que le marché est devenu très concurrentiel, avec une prime aux acteurs capables d’atteindre rapidement une grande taille.

    7. Le partenariat avec Boursorama, devenue BoursoBank

    En février 2022, ING et Société Générale annoncent un protocole d’accord avec Boursorama Banque pour proposer une solution alternative aux clients particuliers d’ING en France. L’accord devait notamment couvrir la banque au quotidien, les livrets, l’assurance vie et le courtage, tandis que les crédits immobiliers n’étaient pas inclus dans le périmètre initial. :contentReference[oaicite:5]{index=5}

    Un accord définitif est annoncé en avril 2022. Boursorama précise alors que les clients ING se verraient proposer, à partir de mi-avril 2022 et par vagues successives, un parcours simplifié de souscription. :contentReference[oaicite:6]{index=6}

    Cette opération renforce la position de BoursoBank, qui s’appelait encore Boursorama Banque au moment de l’accord. La banque change ensuite de nom le 2 octobre 2023 pour devenir BoursoBank. :contentReference[oaicite:7]{index=7}

    Pour les anciens clients ING, la transition n’est pas un transfert automatique total du compte courant. Elle prend plutôt la forme d’un accompagnement vers une nouvelle banque, avec des parcours simplifiés et des offres dédiées selon les produits. Les contrats et produits ne suivent pas tous la même logique : compte courant, assurance vie, crédit immobilier ou compte-titres ne se traitent pas de la même manière.

    8. Ce que l’histoire d’ING Direct dit du marché bancaire français

    L’histoire d’ING Direct en France est utile pour comprendre la banque en ligne actuelle. La marque a joué un rôle de pionnier. Elle a habitué les clients à ouvrir un produit financier à distance, à comparer les frais et à considérer qu’une banque pouvait exister sans agence.

    Mais son retrait montre aussi les limites du modèle. Une banque en ligne ne peut pas seulement attirer des clients avec un livret ou une carte peu coûteuse. Elle doit devenir suffisamment centrale dans la vie financière de ses clients pour construire un modèle durable.

    Le marché français s’est ensuite concentré autour de quelques acteurs puissants. BoursoBank a pris une avance importante. Fortuneo reste un acteur solide. Hello bank! bénéficie de l’appui de BNP Paribas. Des néobanques comme Revolut ou N26 ont apporté une autre approche, plus mobile et internationale.

    ING Direct a donc quitté le marché français des particuliers, mais une partie de son héritage demeure. Les frais réduits, l’ouverture à distance, la simplicité du livret, la gestion en ligne et la comparaison permanente sont devenus des standards. Ce qui était innovant en 2000 est devenu une attente normale en 2026.

    Pour les clients, la leçon est simple : une banque en ligne doit être jugée sur ses frais, mais aussi sur sa solidité, la profondeur de son offre, son service client et sa capacité à accompagner les moments importants : changement de banque, voyage, épargne, crédit ou investissement. L’histoire d’ING Direct rappelle qu’une marque forte ne suffit pas. Dans la banque, la confiance se construit aussi dans la durée.

  • Changer de banque en 2026 : guide simple et sans erreur

    Changer de banque en 2026 : guide simple et sans erreur

    Changer de banque est devenu plus simple, mais cela ne veut pas dire qu’il faut le faire sans méthode. Entre les prélèvements, les virements récurrents, la carte bancaire, le découvert et les crédits en cours, quelques vérifications évitent les mauvaises surprises.

    1. Changer de banque en 2026 : ce qui est vraiment gratuit

    Le changement de banque est facilité par le service d’aide à la mobilité bancaire. Ce service est gratuit pour les particuliers et permet à la nouvelle banque de prendre en charge une partie des démarches liées au transfert des opérations récurrentes.

    Concrètement, lorsque vous signez un mandat de mobilité bancaire, votre nouvelle banque contacte l’ancienne banque afin d’identifier les prélèvements et virements récurrents sur votre compte. Elle peut ensuite transmettre votre nouveau RIB aux organismes concernés : employeur, caisse de retraite, fournisseur d’énergie, opérateur téléphonique, impôts, mutuelle ou assurance.

    Ce service ne signifie pas que tout est automatique dans tous les cas. Il facilite le changement, mais vous devez toujours vérifier que les principaux organismes ont bien pris en compte le nouveau compte bancaire.

    Le dispositif est utile si vous passez d’une banque traditionnelle à une banque en ligne comme BoursoBank, Fortuneo, Hello bank! ou Monabanq. Il peut aussi servir si vous restez dans une banque de réseau, par exemple en passant de BNP Paribas à Crédit Agricole ou à Société Générale.

    2. Pourquoi changer de banque : frais, services ou usage quotidien

    La première raison reste souvent le coût. Selon le rapport annuel 2025 de l’Observatoire des tarifs bancaires, les tarifs bancaires ont augmenté de 3,1 % entre juin 2024 et juin 2025. Cette hausse ne touche pas tous les services de la même manière, mais elle rappelle l’intérêt de vérifier régulièrement ce que vous payez.

    Les frais à regarder en priorité sont :

    • les frais de tenue de compte ;
    • le prix de la carte bancaire ;
    • les frais de retrait hors réseau ;
    • les frais à l’étranger ;
    • les commissions d’intervention ;
    • les frais d’incident de paiement ;
    • le coût d’un découvert autorisé.

    Le prix ne doit pas être le seul critère. Une banque moins chère peut être moins adaptée si vous avez besoin d’un conseiller, d’un dépôt d’espèces, d’un chéquier, d’un crédit immobilier ou d’un compte joint avec des services précis.

    À l’inverse, une banque en ligne peut suffire si votre usage est simple : salaire, carte bancaire, virements, prélèvements, épargne de base et application mobile fiable. Pour comparer les grandes familles d’offres, vous pouvez consulter le comparatif des banques.

    3. Avant d’ouvrir le nouveau compte, listez vos besoins réels

    Changer de banque ne consiste pas seulement à chercher une offre moins chère. Il faut d’abord savoir ce dont vous avez besoin.

    Posez-vous quelques questions simples :

    • avez-vous besoin d’une agence physique ?
    • déposez-vous des chèques ou des espèces ?
    • utilisez-vous souvent le découvert ?
    • voyagez-vous hors zone euro ?
    • avez-vous besoin d’une carte premium ?
    • voulez-vous aussi transférer votre épargne ?
    • avez-vous un crédit immobilier ou un crédit conso en cours ?

    Un étudiant, un salarié, un retraité, un indépendant ou un couple avec enfants n’ont pas les mêmes priorités. Un compte gratuit peut être suffisant pour un profil simple. Une offre plus complète peut être préférable si vous avez plusieurs produits bancaires et des opérations régulières.

    C’est aussi le moment de vérifier les conditions d’accès. Certaines cartes gratuites exigent un revenu minimum, une utilisation mensuelle ou un versement régulier. Si ces conditions ne sont pas respectées, des frais peuvent s’appliquer.

    4. Utilisez la mobilité bancaire, mais gardez le contrôle

    La mobilité bancaire simplifie les démarches, mais elle ne doit pas remplacer votre propre suivi. Le risque principal n’est pas l’ouverture du nouveau compte. Le risque est qu’un prélèvement important continue d’arriver sur l’ancien compte alors que vous pensiez avoir tout transféré.

    La bonne méthode consiste à reprendre vos trois derniers relevés bancaires et à repérer :

    • les salaires, pensions ou revenus réguliers ;
    • les loyers ou remboursements de crédit ;
    • les factures d’énergie ;
    • les abonnements téléphonie et internet ;
    • les assurances ;
    • les impôts ;
    • les abonnements numériques ;
    • les virements automatiques vers l’épargne.

    Même si la nouvelle banque transmet votre RIB, vérifiez les espaces clients des organismes importants. Pour les impôts, l’assurance habitation, le crédit immobilier ou l’électricité, mieux vaut confirmer directement que le nouveau compte est bien enregistré.

    Pendant deux ou trois mois, gardez une provision suffisante sur l’ancien compte. Cela permet d’absorber un prélèvement oublié sans incident de paiement.

    5. Ne fermez pas l’ancien compte trop vite

    La fermeture de l’ancien compte doit être la dernière étape. Avant de demander la clôture, assurez-vous que le nouveau compte fonctionne correctement.

    Vérifiez notamment :

    • que votre salaire arrive bien sur le nouveau compte ;
    • que les principaux prélèvements passent sans rejet ;
    • que votre carte bancaire est activée ;
    • que vos plafonds sont adaptés ;
    • que vos virements permanents ont été recréés ;
    • que les chèques émis sur l’ancien compte ont été débités.

    Le point des chèques est souvent oublié. Si vous avez émis un chèque qui n’a pas encore été encaissé, fermer le compte trop tôt peut provoquer un incident. Même si vous utilisez rarement le chèque, vérifiez vos derniers paiements.

    La clôture d’un compte courant est généralement gratuite. En revanche, certains produits associés ne se ferment pas de la même manière. Un livret, une assurance vie, un PEA, un crédit ou un compte-titres peuvent nécessiter une procédure distincte.

    6. Attention aux crédits, assurances et produits d’épargne

    Changer de banque est plus simple pour un compte courant que pour l’ensemble de votre relation bancaire. Si vous avez un crédit immobilier, un crédit à la consommation, une assurance vie ou un PEA, le transfert peut être plus long ou moins intéressant.

    Un crédit immobilier peut rester dans l’ancienne banque. Vous pouvez simplement prévoir un virement mensuel depuis le nouveau compte pour alimenter l’ancien compte avant l’échéance. Mais si votre contrat impose une domiciliation de revenus ou prévoit des avantages liés à cette domiciliation, relisez les conditions.

    Pour l’épargne, tout ne se transfère pas de la même manière :

    • un Livret A peut être fermé puis rouvert ailleurs ;
    • un LDDS suit une logique proche ;
    • un PEA peut être transféré, mais cela prend du temps ;
    • une assurance vie ne se transfère généralement pas d’un assureur à un autre ;
    • un compte-titres peut être transféré avec des frais selon l’établissement.

    Si votre objectif est aussi de mieux placer votre argent, regardez séparément les offres d’épargne sur la page épargne, les courtiers sur la page bourse ou les contrats sur la page assurance vie. Le meilleur compte courant n’est pas toujours la meilleure solution pour investir ou préparer un projet long terme.

    7. Banque en ligne ou banque traditionnelle : comment arbitrer

    Le choix entre banque en ligne et banque traditionnelle dépend de votre autonomie. Une banque en ligne convient souvent aux clients qui gèrent tout depuis une application, lisent leurs documents et n’ont pas besoin de rendez-vous en agence.

    Une banque traditionnelle peut rester pertinente si vous avez besoin de déposer des espèces, d’échanger avec un conseiller identifié, de monter un financement complexe ou de conserver une relation locale.

    Voici une grille simple :

    • profil autonome : banque en ligne ou néobanque adaptée au quotidien ;
    • profil patrimonial : banque avec conseil, mais frais à comparer ;
    • profil voyageur : attention aux frais hors zone euro ;
    • profil familial : compte joint, cartes multiples et plafonds à vérifier ;
    • profil fragile financièrement : surveiller les frais d’incident et l’offre spécifique clientèle fragile.

    Des banques comme BoursoBank, Fortuneo ou Hello bank! peuvent répondre à un usage quotidien simple. Des banques de réseau comme Crédit Mutuel, Caisse d’Épargne ou LCL peuvent rester plus adaptées si vous privilégiez l’accompagnement en agence.

    8. La check-list finale avant de changer de banque

    Avant de finaliser votre changement de banque, prenez une heure pour passer en revue les points essentiels. Cette étape évite la plupart des erreurs.

    1. Comparer les frais réels : carte, tenue de compte, découvert, incidents, retraits, étranger.
    2. Vérifier les conditions de gratuité : revenus, versements, nombre d’utilisations de la carte.
    3. Ouvrir le nouveau compte : attendre la validation et l’activation des moyens de paiement.
    4. Signer le mandat de mobilité bancaire : si vous voulez déléguer le transfert des opérations récurrentes.
    5. Contrôler les organismes importants : salaire, impôts, logement, énergie, assurances, crédits.
    6. Garder l’ancien compte actif : au moins quelques semaines, avec un solde suffisant.
    7. Vérifier les chèques non débités : surtout si vous en avez émis récemment.
    8. Demander la clôture : seulement quand tout fonctionne sur le nouveau compte.

    Changer de banque peut faire économiser de l’argent, mais le vrai bénéfice vient surtout d’un compte mieux adapté à votre vie quotidienne. Le bon choix n’est pas forcément la banque la moins chère. C’est celle qui vous permet de payer, épargner, emprunter et suivre votre budget sans frais inutiles ni contraintes mal comprises.

  • Comment choisir la meilleure carte bancaire voyage en 2026

    Comment choisir la meilleure carte bancaire voyage en 2026

    Choisir une carte bancaire pour voyager ne se résume plus à prendre une Visa Premier ou une Mastercard Gold. En 2026, les écarts se jouent surtout sur les frais hors zone euro, les retraits, les assurances et la facilité de blocage depuis l’application.

    1. Meilleure carte bancaire voyage : commencez par votre destination

    Le premier critère est simple : voyagez-vous surtout dans la zone euro ou hors zone euro ? La réponse change presque tout.

    Dans la zone euro, les paiements en euros par carte ne doivent pas entraîner de surcoût spécifique chez le commerçant, selon le Centre Européen des Consommateurs France. Une carte bancaire classique peut donc suffire pour un séjour en Espagne, en Italie, au Portugal ou en Allemagne.

    Hors zone euro, le sujet devient plus sensible. Chaque paiement en devise peut déclencher une commission de change. Chaque retrait peut aussi entraîner une commission fixe, une commission variable, ou les deux. Selon une estimation Panorabanques citée en 2025 par La Finance pour Tous, 1 000 € dépensés hors zone euro avec une carte internationale classique peuvent générer plus de 40 € de frais bancaires.

    Pour un voyage au Japon, aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Corée du Sud ou en Thaïlande, il faut donc regarder trois lignes tarifaires :

    • les frais sur paiement en devise ;
    • les frais sur retrait hors zone euro ;
    • les éventuels plafonds mensuels avant facturation.

    C’est souvent sur ce point que les banques en ligne et néobanques se distinguent. Des acteurs comme Fortuneo, BoursoBank, Revolut ou N26 proposent des cartes pensées pour un usage international, avec des conditions variables selon la formule.

    2. Comparez les frais de paiement, pas seulement le prix de la carte

    Une carte gratuite peut coûter cher en voyage si chaque paiement en devise est facturé. À l’inverse, une carte payante peut devenir intéressante si elle supprime les frais de change sur plusieurs semaines à l’étranger.

    En 2026, il faut donc éviter de comparer uniquement le prix annuel. Une carte à 0 € par mois avec 2 % de frais sur les paiements hors zone euro peut coûter 60 € sur 3 000 € de dépenses en devises. Une carte à 5 € ou 10 € par mois peut être plus adaptée si elle réduit ces frais à zéro ou les limite fortement.

    Chez Fortuneo, les paiements et retraits par carte à l’étranger sont présentés comme sans frais par la banque, sous réserve des conditions tarifaires en vigueur. Chez N26, les paiements par carte dans le monde entier sont indiqués comme gratuits, tandis que les retraits hors zone euro peuvent être facturés ou inclus selon l’offre. Ces détails doivent être vérifiés avant le départ, car les grilles tarifaires peuvent évoluer.

    Avant de choisir une carte, consultez toujours la brochure tarifaire datée de la banque. Une page marketing peut résumer l’offre, mais la brochure tarifaire reste le document de référence.

    Pour un voyage court, l’écart peut sembler faible. Pour un long séjour, une expatriation temporaire ou plusieurs voyages par an, la différence devient plus nette.

    3. Regardez les retraits : c’est souvent là que les frais apparaissent

    Les paiements par carte sont de plus en plus acceptés, mais les espèces restent utiles dans de nombreux pays. Certains taxis, marchés, petits restaurants ou hébergements locaux préfèrent encore le cash.

    Le retrait à l’étranger peut coûter plus cher qu’un paiement. En 2025, Le Monde citait Panorabanques avec une estimation moyenne de 3,10 € de commission fixe, plus 2,40 % de frais variables, soit 5,50 € pour un retrait équivalent à 100 € en devise avec une carte bancaire classique.

    Il faut donc vérifier :

    • le nombre de retraits gratuits par mois ;
    • le montant mensuel autorisé sans frais ;
    • le pourcentage facturé au-delà ;
    • les frais éventuels appliqués par le distributeur local.

    Le dernier point est important. Même si votre banque ne facture rien, le distributeur étranger peut appliquer ses propres frais. Il peut aussi proposer une conversion dynamique en euros. Dans ce cas, refusez généralement la conversion en euros et choisissez la devise locale, afin d’éviter un taux souvent défavorable.

    Pour les voyageurs qui retirent peu, une carte avec quelques retraits gratuits peut suffire. Pour les pays où l’argent liquide reste courant, mieux vaut choisir une carte plus souple ou prévoir une deuxième carte en secours.

    4. Vérifiez les assurances : elles ne couvrent pas tout

    Les assurances associées aux cartes bancaires sont souvent mal comprises. Une carte premium peut inclure des garanties utiles, mais elles sont encadrées par des conditions strictes.

    Les garanties les plus recherchées concernent généralement :

    • l’annulation ou l’interruption de voyage ;
    • le retard d’avion ou de bagages ;
    • la perte, le vol ou la détérioration des bagages ;
    • la responsabilité civile à l’étranger ;
    • la location de voiture ;
    • l’assistance médicale et le rapatriement.

    Mais deux limites reviennent souvent. D’abord, il faut parfois avoir payé tout ou partie du voyage avec la carte pour activer certaines garanties. Ensuite, les plafonds d’indemnisation, exclusions et franchises varient beaucoup selon les contrats.

    Une carte comme Visa Premier, Gold Mastercard, World Elite ou Metal peut donc être pertinente pour un voyage coûteux. Mais elle ne remplace pas toujours une assurance voyage dédiée, surtout pour un séjour long, un pays à frais médicaux élevés ou une activité sportive spécifique.

    Avant de choisir entre une offre de BoursoBank, Hello bank!, Monabanq ou une banque traditionnelle comme BNP Paribas, lisez la notice d’assurance. C’est rarement le document le plus agréable, mais c’est celui qui dit ce qui est réellement couvert.

    5. Choisissez le bon type de carte : débit, crédit ou autorisation systématique

    En France, beaucoup de cartes dites “de crédit” sont en réalité des cartes à débit immédiat ou différé. À l’étranger, cette distinction peut avoir des conséquences pratiques.

    Pour les hôtels, les agences de location de voiture ou certaines cautions, une carte à autorisation systématique peut être refusée ou moins bien acceptée. Le problème ne vient pas toujours du réseau Visa ou Mastercard, mais du type de carte et de la manière dont le terminal vérifie la disponibilité des fonds.

    Pour un voyage simple, une carte à débit immédiat peut suffire. Pour louer une voiture, réserver des hôtels ou voyager dans plusieurs pays, une carte à débit différé ou une carte premium peut offrir plus de confort.

    Voici une grille simple :

    • Voyage en zone euro : une carte classique peut suffire si les plafonds sont adaptés.
    • Voyage hors zone euro : privilégiez une carte avec paiements en devises sans frais ou très peu facturés.
    • Road trip avec location de voiture : vérifiez l’acceptation de la carte pour les cautions.
    • Long séjour : prévoyez deux cartes, idéalement de deux établissements différents.

    Pour comparer les offres disponibles, vous pouvez aussi consulter le comparatif des banques et croiser les frais avec vos habitudes réelles de voyage.

    6. Ne négligez pas l’application mobile et la sécurité

    En voyage, l’application bancaire devient presque aussi importante que la carte. Elle permet de suivre les dépenses, modifier les plafonds, bloquer une carte ou générer une carte virtuelle.

    La Banque de France indiquait dans son rapport 2024 de l’Observatoire de la sécurité des moyens de paiement que les paiements mobiles représentaient 15 % des paiements par carte au point de vente en 2024. Cette progression rend l’usage du téléphone plus central, y compris en déplacement.

    Les fonctions utiles à vérifier avant le départ sont les suivantes :

    • blocage et déblocage instantané de la carte ;
    • modification des plafonds depuis l’application ;
    • notifications en temps réel ;
    • cartes virtuelles pour les achats en ligne ;
    • compatibilité Apple Pay ou Google Pay ;
    • accès au service client depuis l’étranger.

    Une carte très compétitive sur les frais peut devenir moins pratique si le service client est difficile à joindre ou si les plafonds ne peuvent pas être ajustés rapidement. À l’inverse, une banque plus chère peut garder un intérêt si elle offre une assistance efficace et des plafonds élevés.

    7. Prévoyez une carte principale et une carte de secours

    La meilleure carte bancaire voyage n’est pas toujours une seule carte. Pour limiter le risque, il est souvent plus prudent de voyager avec deux cartes : une carte principale et une carte de secours.

    La carte principale peut être celle qui offre les meilleurs frais à l’étranger. La carte de secours peut rester dans un autre bagage ou dans le coffre de l’hôtel. En cas de perte, de vol, de carte avalée ou de blocage antifraude, vous gardez une solution de paiement.

    Une combinaison fréquente consiste à conserver son compte principal dans une banque existante, puis à ajouter une carte plus adaptée aux voyages chez Revolut, Wise, Fortuneo ou BoursoBank. Cette approche évite de changer toute son organisation bancaire pour un ou deux voyages par an.

    Avant de partir, pensez aussi à :

    • vérifier la date d’expiration de la carte ;
    • augmenter temporairement les plafonds si nécessaire ;
    • tester le code PIN avant le départ ;
    • enregistrer la carte dans un wallet mobile ;
    • conserver le numéro d’opposition hors du téléphone principal.

    8. Le bon choix dépend de votre profil de voyageur

    Il n’existe pas une meilleure carte bancaire voyage pour tout le monde. Le bon choix dépend du pays, de la durée, du budget et de votre besoin d’assurance.

    Pour un week-end en Europe, inutile de surpayer une carte premium si votre carte actuelle suffit. Pour trois semaines aux États-Unis ou au Japon, les frais de change et les retraits deviennent prioritaires. Pour un voyage familial coûteux, les assurances et plafonds d’indemnisation méritent une vraie lecture.

    En pratique, trois profils se dégagent :

    • Voyageur occasionnel : une carte gratuite avec paiements en devises peu ou pas facturés peut suffire.
    • Voyageur régulier : une carte avec retraits inclus, plafonds élevés et bonne application mobile devient plus pertinente.
    • Voyageur familial ou long séjour : une carte premium peut se justifier si les assurances sont réellement utiles.

    Le plus important est de calculer avec vos propres chiffres. Additionnez le prix de la carte, les frais de paiement, les frais de retrait et les éventuelles options voyage. Puis comparez ce total avec les garanties réellement utilisées. C’est souvent ce calcul simple qui permet de choisir la carte la plus adaptée, sans se laisser guider uniquement par le nom de la carte ou son apparence.

  • Orange Bank : pourquoi ça ne décolle pas

    Plus d’un an après son lancement officiel, Orange Bank reste encore loin de ses objectifs fixés. Avec seulement 248 000 clients contre 400 000 escomptés en fin 2018, la néo-banque de l’opérateur téléphonique manque encore de quoi persuader davantage de personnes. En effet, plusieurs questions se sont levées face aux problèmes de décollage mitigé que rencontre cette banque mobile. On aimerait tous comprendre pourquoi un départ moins strict de la banque Orange. Est-ce un manque d’enthousiasme de la part du groupe Orange ? Ou alors ce retard est en rapport à une clientèle fidèlement rattachée aux autres banques ? Peu importe la cause de ce mauvais départ, un retournement de situation requiert de trouver les origines de ce décollage lent.

    Un manque de confiance de la clientèle

    Bien qu’Orange Bank ait annoncé l’arrivée de plusieurs nouveautés, les français n’ont pas été tenté par le désir de confier la gestion de leur argent à un opérateur de télécom. Lors d’un sondage mené avant le lancement officiel d’Orange Bank, environ deux tiers des Français interrogés ont répondu par une négation. Selon eux, le domaine des finances est un sujet complexe, qui demande à être traiter avec beaucoup de maturité et de pincette. C’est pourquoi la plupart des Français préfèrent opter pour une banque principale avec plus d’expérience, ce qui les éviterait au maximum les risques liés à la mauvaise gestion de leur finance. Malgré sa puissance dans les réseaux télécom, le groupe Orange reste encore loin d’une banque nouvelle génération.

    Un départ peu prometteur

    Avant même le lancement certifié de la banque mobile, plusieurs indices préméditaient une courbe plutôt plate. D’abord, on a eu l’annulation du lancement officiel des activités d’Orange Bank prévu initialement le 06 juillet dernier. Ce lancement c’est par la suite vu reporté pour plus de deux mois à cause du retard annoncé par Orange. En choisissant cette alternative, le groupe Orange a déçu les plus impatients de ses nombreux clients.

    Ensuite, on a enregistré de nombreux bugs de l’application mise sur pied par Orange Bank. Notamment, des bugs au lancement de l’application avec des messages de confirmation qui n’arrivent pas, des ouvertures de compte difficile à cause des problèmes techniques…  Cette situation a conduit de nombreux abonnés d’Orange à porter des avis négatifs sur la crédibilité de la banque. Un autre problème qui a contraint les utilisateurs d’Orange d’aller voir ailleurs est le manque de flexibilité d’accession aux services bancaire. En effet, une panne de l’application bloque l’accès à la banque, car n’étant pas encore disponible en ligne.

    Des concurrents hypers compétitifs

    Bien que le lancement d’Orange Bank eu pour idée d’apporter plusieurs innovations dans le secteur bancaire, le potentiel marketing de ses rivaux n’était pas à négliger dans la prise de son élan. Il est à noter que le leader de la banque numérique en France n’est nul autre que Boursorama avec plus de 460 000 clients en 2018 suivie les néo-banques N26 et Revolut qui ont respectivement 400 000 et 300 000 utilisateurs. De plus, le lancement d’un tel projet par le groupe Orange nécessitait forcément plus d’expertise et un savoir-faire dont Orange Bank ne dispose pas encore.

    Une mauvaise analyse des tendances du marché

    Avant toute activité, il est important de mettre sur pied une bonne stratégie marketing dans l’optique d’éliminer la concurrence présente sur le marché. Pour ce faire, Orange Bank a commencé son projet avec de gros investissements. On peut par exemple citer la fameuse prime de 80 euros à l’ouverture de compte, l’objectif d’offrir tous les services bancaires dès le lancement de ses activités (crédit conso, livret d’épargne, etc.). Toutes ces défaillances stratégiques ont produit une baisse nette bancaire chez Orange de 41 % et a multiplié les pertes par 2. 

    De nouvelles perspectives pour l’avenir

    Bien décidé à s’imposer sur le marché numérique des banques en ligne, le géant de la téléphonie mobile a annoncé récemment la mise sur pied d’une intelligence artificielle capable d’alerter les usagers par anticipation, en cas de découvert bancaire. En effet, une telle promesse risquerait de faire pencher le choix de plusieurs Français vers une inscription à Orange Bank. De plus, inspiré par ses rivaux N26 et Revolut, Orange Bank offre aussi à sa clientèle l’opération de prêt sur smartphone. Cette offre donne la possibilité aux clients d’Orange de prêter entre 500 et 75 000 euros directement sur leurs smartphones sans se déplacer. Cet emprunt pourra être remboursé sur une période allant d’un à dix ans avec de nombreuses options permettant d’adapter les termes du contrat.

  • Revers pour les banques sur le crédit immobilier

    Alors que la concurrence bat son plein dans le secteur bancaire, les organismes financiers français ont vu s’échapper entre leurs mains, le seul outil imparable de pression qui leur permettait jusque-là de se garantir la fidélité de leurs clients demandeurs d’un prêt immobilier. En effet, depuis le mois de janvier 2018 et suite à une suppression par l’Assemblée nationale de la loi qui les autorisait à le faire, celles-ci ne peuvent plus obliger leurs clients à domicilier (obligation de domiciliation désormais limitée à 10 ans maximum) leurs salaires en leur sein en contrepartie de l’obtention d’un crédit. Voici les nouvelles règles.

    De la rédaction de la clause de domiciliation

    L’ordonnance du 1er juin 2017  soumet à un encadrement strict, les clauses de domiciliation des revenus salariaux et assimilés  dans un compte qui a été ouvert auprès de l’organisme prêteur. Il découle de cette ordonnance que toute banque qui entend obliger ses clients à loger leurs salaires en son sein, doit désormais préciser explicitement sur l’offre de crédit, « la nature de l’avantage individualisé consenti en contrepartie ». Relativement à cet avantage, il pourra s’agir en général de l’application d’un taux préférentiel ou dans l’éventualité, d’une diminution des frais bancaires. Toutefois, l’ordonnance n’apporte pas plus de précision sur la nature et la portée de l’avantage dont il est question ici. Pour le moins, on sait que le client emprunteur doit nécessairement encaisser ses revenus réguliers dans un compte logé auprès de la dite banque pour pouvoir bénéficier de cet avantage. 

    A noter que les clauses de domiciliation doivent indiquer éventuellement « les frais d’ouverture et de tenue de compte » sur lesquels sont domiciliés les revenus réguliers des clients emprunteurs. A ceux-ci s’ajoutent, les frais des opérations de paiement et ceux découlant de l’usage d’un mode de paiement permettant de réaliser tant les opérations que les prélèvements sur le dit compte.

    Enfin, cette obligation de domiciliation ne sera valable que pour une durée de 10 ans maximum à l’issu duquel l’avantage sera acquis au profit du client pour autant qu’il respecte ses engagements vis-à-vis de la banque.

    Application et conséquence de cette nouvelle mesure

    L’ordonnance ne sera applicable aux offres de crédit accordées à partir du 1er janvier 2018, et éventuellement à leurs avenants. Il faut donc comprendre par-là, ue cette loi ne concerne ni les offres de prêts en cours avant cette date ni celles octroyées jusqu’à la fin de l’année 2017.

    Pour sur ce qui est des conséquences de la nouvelle mesure, on retient que la clarification a été le principal bénéfice pour le client emprunteur. En effet, depuis janvier 2018, ce dernier sait désormais exactement ce qu’il gagne à loger « ses salaires et autres revenus assimilés » au sein de l’organisme financier qui lui accorde son crédit, mais en outre ce qu’il perd en cas de non-respect de ses engagement.

    Par contre, cette mesure inquiète au moins à deux niveaux. D’abord parce qu’elle laisse le champ libre aux banques de fixer elles-mêmes la limite de « l’avantage individualisé », du coup on ne sait pas jusqu’où celles-ci peuvent aller en cas de non-respect de ses engagements par le client. Ensuite, on craint un effet pervers de la mesure qui apparemment généralise la clause de domiciliation dont la contrainte le plus souvent, n’est pourtant actée que par une clause abusive et par conséquent inapplicable ou par une simple prise d’engagement verbale.

  • Paypal autorise le transfert d’argent automatique vers le compte en banque

    Tous les titulaires d’un compte Paypal peuvent depuis 2017, transférer leur argent sans difficulté et sans contraintes particulières directement sur leurs comptes bancaires. Cette mesure a été à la base, le fruit d’une ambition affichée au plus haut niveau par la compagnie Paypal de simplifier la vie à tous ses clients qui non détenteurs d’une carte de crédit.

    En théorie, ce transfert est sensé s’opérer dans un délai relativement court d’environ 30 minutes avec la clé, le prélèvement par Paypal d’une commission de 1% sur chaque transaction. La valeur de cette commission étant de 10 dollars, montant ue retient l’opérateur sur les 1000 dollars maximum autorisés pour chaque opération. Mais dans la pratique, il n’en est rien relativement au-dit délai et il faut compter entre 24 et 72 heures maximum pour que celui-ci soit bel et bien effectif. Il est important de souligner en outre, que le service demeure pour l’instant inaccessible pendant les week-ends. Limité uniquement aux USA, ce service est désormais accessible à tous les autres utilisateurs internationaux.

    Comment virer l’argent de son compte paypal sur son compte bancaire ?

    Il existe deux façons de transférer l’argent de votre compte PayPal vers votre compte bancaire :

    Premier cas : à l’aide de votre carte bancaire Visa et Mastercard éligible ou de votre carte prépayée

    A partir de l’interface de votre compte paypal, vous devez cliquer sur le menu transférer vers votre compte bancaire sous votre solde paypal. Toutes les cartes éligibles de votre portefeuille pour les transactions vont s’afficher. Dès lors, choisissez la source via laquelle vous souhaitez effectuer le virement, ensuite le compte, le solde ou la carte dans lequel vous voulez loger votre argent. Après quoi, vous définissez le montant à transférer et vous cliquer sur le bouton suivant visible sur votre interface. Une fois ue c’est fait, vous procéder à une vérification dans les moindres détails de votre demande, puis vous valider le virement en cliquant sur transférer.

    Notez par ailleurs, ue toutes vos transactions sont scrupuleusement vérifiées. Du coup, en cas de problème, celles-ci seront susceptibles d’être retardées ou tout simplement d’être interrompues.

    Deuxième cas : à l’aide directement de votre compte bancaire

    Toujours à partir de la page d’accueil de votre compte paypal, vous cliquez sur le menu « transférer vers votre compte bancaire », sous votre solde PayPal. Une fois ue vous l’avez fait, vous devez par la suite choisir la source à partir de laquelle le virement se fera, puis le solde, la carte ou le compte sur lequel vous voulez transférer votre argent. Sélectionnez par la suite le montant à transférer, puis cliquez sur le menu « continuer » pour poursuivre avec la vérification de votre requête ou demande, et enfin, appuyez sur le menu « transférer » pour valider le processus.

    Aucune commission n’est cependant relevée sur les transferts d’argent de votre solde paypal pour votre compte bancaire. Mais, il y a des banques qui appliquent des frais sur les virements de leurs clients. Vous devez donc vous renseigner auprès de la vôtre pour savoir si c’est le cas pour elle.

  • La banque JPMorgan teste un outil de recrutement basé sur les jeux vidéo

    Dans l’optique d’accroitre et de renforcer la diversité de ses effectifs, la banque JPMorgan teste depuis peu des jeux vidéo basés sur les neurosciences. Il est question à travers cette démarche qui entend simplifier le processus de recrutement de son personnel stagiaire, d’évaluer les particularités cognitives, sociales et même les comportements de ces derniers en testant leur mémoire et leur niveau d’altruisme et d’attention.

    JPMorgan entend ainsi élargir le bassin de sa ressource humaine en misant sur le « gaming ». A cet effet, la banque américaine s’en est remise à la technologie de la plateforme Pymetrics. Il faut souligner que cette start-up (pygmetrics) jouit d’une excellente réputation pour ses jeux qui aident les entreprises à mener une évaluation objective et réaliste des différentes caractéristiques sus relevées afin d’identifier les candidats potentiels dont les profils correspondent au mieux aux différentes postes pourvus par elles (les entreprises).

    La plateforme Pygmetrics mesure donc en sens, les différentes spécificités de chaque stagiaire, en les comparant à celles des employés les plus performants de la société. Cette méthode permettra ensuite aux sociétés de fonder les résultats des évaluations davantage sur des données factuelles plutôt que sur les logiques liés aux modes de recrutement classiques ou traditionnels.

    Comme l’a indiqué en effet Matt Mitro, responsable du recrutement sur le campus de JPMorgan, au cours d’une interview, pour sa part le CV d’un jeune diplômé fraîchement sorti de l’école n’est plus un indicateur aussi pertinent de la valeur réelle même d’un éventuel candidat, d’où la nécessité d’avoir recours à cette nouvelle technologie. Selon lui, si le parcours professionnel demeure un excellent indicateur de l’adéquation des candidats expérimentés, cela est loin d’être le cas pour les jeunes diplômés des facultés dont les CV recèlent une valeur indicative et prédictive moins importante.

    C’est donc à la faveur de cette nouvelle vision, que la banque à soumis au cours des derniers mois, tous son personnel débutant à travers le monde, aux jeux de la start-up pygmétrie. Des centaines de candidats à un nombre limité de postes à temps plein ont par la suite joué eux aussi à ces jeux, l’a indiqué en outre Matt Mitro.

    C’est devenu presque une tendance aujourd’hui de voir les entreprises les plus capées faire appel à la technologie dans la perspective d’optimiser et de rendre plus équitables le recrutement et bien d’autres processus du service des ressources humaines. Les systèmes mis en place pour répondre à ces nouveaux besoins intègrent en ce sens, des applications qui permettent d’analyser les tests de performances pour déceler les éléments d’influence relevant de l’inconscient et/ ou de surveiller les offres de recrutement afin d’y détecter des expressions qui peuvent décourager une certaine catégorie de candidats d’y postuler.

    Chez JPMorgan chase & Co, le recours à cette technologie n’est en fin de compte, qu’une étape particulière dans son processus de sélection des candidats. Et la banque du « pays de l’oncle Sam » a d’ores-et-déjà fait savoir que cette étape qui s’inscrit dans le cadre d’un projet pilote se poursuivra jusqu’à 2020 pour la sélection des candidats aux offres de stages appliquées aux USA.

  • Boursorama Banque : encore 28 millions d’euros de pertes

    Boursorama Banque : encore 28 millions d’euros de pertes

    Pour ceux qui ne le savaient pas encore, Boursorama Banque est la banque en ligne de La Société Générale. Elle vient tout juste de rendre public son document de référence pour l’année 2018. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que la numéro 1 du marché français des banques en ligne y exprime clairement sa satisfaction en dépit d’une perte affichée de 28 millions d’euros pour ladite année. Ceci semble toutefois normal, car même si ces pertes sont importantes, il n’en demeure pas moins qu’elles sont largement en baisse comparées à celles qu’a enregistrées Boursorama Banque en 2017. Il y a donc de quoi se bomber le torse pour cette dernière, vu qu’elle affiche une réduction des pertes de 42% par rapport à 2017. Autrement dit, elle est passée de 49 à 28,2 millions d’euros de pertes en un an seulement. C’est dire que désormais la principale banque en ligne de France peut sereinement regarder vers l’avenir en espérant retrouver le chemin de la rentabilité dès cette année.

    (suite…)
  • Que valent les crédits immobiliers en ligne

    Les nouvelles technologies touchent également le monde du crédit. Actuellement, la souscription au crédit immobilier peut se faire en ligne. Il suffit de faire quelques clics pour en profiter, mais sous certaines conditions.

    Les nouvelles offres de crédit en ligne

    Depuis quelques années, le concept des banques en ligne est en plein essor et les services qui y sont accessibles ne cessent de se développer. Ils ne concernent pas seulement les services comme : la carte bancaire, le compte courant et le compte épargne mais ont embrassé le marché du crédit immobilier. Boursorama, Fortuneo, Monabanq, Hello Bank, Axa Banque, ING Direct ou encore BforBank, ce sont les pures players, reconnues dans ce domaine. Ces différents établissements dématérialisés proposent des offres de prêt immobilier en ligne.

    Divers avantages se présentent pour ceux qui veulent demander des crédits immobiliers en ligne. Comme toutes les offres des banques à distance, ce nouveau concept offre un gain de temps précieux. Plus besoin de se déplacer dans une agence physique ou de demander un rendez-vous avec un banquier pour faire évaluer le dossier. De plus, les procédures y sont plus faciles et les frais réduits. Cette option plait également à ceux qui veulent éviter les différentes contraintes aux guichets ou qui pensent avoir plus de rentabilité dans leurs prêts.

    Des démarches simplifiées

    En effet, toutes les démarches sont simples, fluides et précises. Le taux d’intérêt (TAEG) s’affiche nettement sur les sites pour fournir un ordre d’idée. Ce dernier est inclus dans les caractéristiques qui différencient les banques virtuelles de celles qui sont traditionnelles. Non seulement le taux des prêts immobiliers en ligne est compétitif mais il inclut également l’assurance. Toutes les offres en ligne sont volontairement transparentes et permettent de faire une simulation en ligne. Juste à la fin de cette étape, une réponse immédiate est offerte. L’accord de principe peut instantanément être conclu après avoir parfaitement rempli le dossier. Tout se déroule sur un support informatique (tablette, Smartphone, ordinateur portable, PC) avec des conditions de financement bien définies. Il n’est pas besoin de prendre de rendez-vous avec un gestionnaire de compte pour suivre le dossier. Un accompagnement personnalisé entièrement en ligne et au choix est disponible.

    Il y est possible de savoir sa capacité d’emprunt, l’apport requis, le coût de l’emprunt ainsi que d’avoir une suggestion de mensualité… De manière générale, il n’est même pas indispensable de disposer d’un apport personnel, et avoir un compte principal n’est pas obligatoire. Entre autres, le crédit immobilier en ligne permet aux bénéficiaires de réaliser plus d’économie puisqu’il n’y a pas de frais ni pour le dossier ni pour la domiciliation des revenus. De plus, si l’emprunteur effectue les remboursements de manière anticipée, il ne sera pas pénalisé d’indemnité, excepté le cas de rachat par une autre banque.

    Une offre encore limitée

    Par rapport aux autres établissements traditionnels, tous les services en ligne s’annoncent rapides et très pratiques. Ce sont les points forts des opérations bancaires à distance. Les estimations des sommes à engager peuvent apparaître après quelques clics seulement. Cependant, il est important de savoir que tout le monde ne peut pas bénéficier des crédits immobiliers en ligne. Les banques virtuelles ne financent pas les projets les plus sophistiqués. Actuellement, la plupart des biens qui peuvent être financés par le prêt immobilier en ligne réside surtout sur les achats immobiliers classiques. Le cas le plus habituel s’avère l’appropriation des constructions neuves ou anciennes, en résidence principale ou secondaire.
    Quant à la durée, elle ressemble à peu près aux durées des prêts immobiliers classiques, variant de 7 à 25 ans, mais certains établissements virtuels sont capables de présenter quelques particularités pour privilégier leurs clients. Par ailleurs, les banques en ligne n’allouent pas de crédit sur de longues durées.

  • Une nouvelle carte American Express dédiée au Millenials

    Après avoir attiré l’attention des voyageurs avec sa carte Air France-KLM et les clients au portefeuille bien garni avec sa carte Centurion, American Express cible à présent les Millenials, les jeunes actifs nés entre 1980 et 2000.

    Une carte à l’image de cette génération

    En France, c’est avec la nouvelle carte bancaire Blue que le groupe américan compte séduire cette jeune clientèle particulièrement convoitée, hyperconnectée, très présente sur les réseaux sociaux, au comportement qui se distingue de ses aînés et qui représente tout de même près du tiers de la population française. Ce sont d’ailleurs des jeunes travailleurs du Groupe issus de cette génération qui ont eu l’idée de proposer cette carte qui répond à leurs besoins spécifiques. Si les banques françaises fournissent aussi des cartes bancaires aux jeunes en général, leur offre demeure cependant limitée en ce qui a trait à la clientèle spécifique des jeunes travailleurs.

    Des avantages au goût des jeunes

    Sur le plan technologique

    Une carte bancaire destinée aux jeunes peut difficilement faire autrement que d’être accompagnée d’une appli. Les offres cash back, entertainment (réservation de billets de spectacle avant leur mise en vente officielle), coupe-file dans certaines salles de concert et accès au service client 24 heures sur 24, qui font partie ds avantages exclusifs dont le porteur de la carte Blue a accès, peuvent toutes être consultées et utilisées à l’aide du mobile.

    Sur le plan financier

    Mais les avantages que la carte Blue procure ne s’arrêtent pas à l’aspect technologique. Son coût – seulement 30 euros par an, soit 2,50 euros par mois – est tout aussi attrayant. À titre comparatif, la carte verte, la moins dispendieuse d’American Express, coûte 95 euros annuellement. Pour voir sa demande de carte autorisée, le client doit toutefois disposer d’un revenu annuel minimum de 20 000 euros.

    Le coût des retraits effectués à l’aide des distributeurs étant exhorbitants, c’est surtout pour régler les achats chez les commerçants ou en ligne que la carte Blue trouve son utilité. À l’instar des autres cartes American Express, ce nouvel outil bancaire est en outre très apprécié à l’étranger grâce aux commississions plus avantageuses appliquées sur les retraits et les paiements comparativement aux cartes bancaires françaises classiques.